Bienvenue
[[ Or ]]
Présent
Par Lauren
[[ Gris ]]
Cahier
Par Bill
[[ Bordeau ]]
Passé
Par Bill
___________________________________________________________
Est-ce que je dois continuer ma lecture ? Je suis en train de m'initier dans la vie de quelqu'un que je ne connais absolument pas. C'est interdit, si c'est un ancien passant de Papy, alors je suis en train d'enfreindre la loi. Pourtant j'ai cette folle envie de savoir, de pourvoir savoir ce qu'il lui est arriver. Me rassurer en sachant qu'il s'en ai sortie vu qu'il a écrit ce journal. Me dégoûter en lisant ces choses horribles. M'infirmer en sachant dans les moindres détail ce qu'il a vécu dans cette pièce froide et sans amour. J'ai ce besoin de savoir comment il à peu vivre sept jours, sans amour, sans espoir, sans vie...
Je rouvre le journal, son écriture réapparaît, je recommence là où je m'en était arrêter :
Cette nuit là ne fut pas la plus belle que j'aie passé dans ma vie. Je n'avais pas rêver, ni même fait de cauchemar. Je n'avais tout simplement pensé à rien cette nuit là. Je n'avais pas la force d'imaginer ce qu'il ce passer dans le monde de dehors pendant que j'était dans le pièce. Je n'avais même pas remarqué qu'on m'avait transporté dans « ma chambre », sur un matelas dur et non confortable...Je m'en suis rendu compte, le lendemain, en ouvrant difficilement les yeux :
Mes yeux s'habituent tout de suite à la lumière, et je remarque avec regret que tout ce que j'avais vécu était bel et bien réel. Il y a encore la télé dans la chambre, toujours ce gros plan sur le visage de Théo. Je referme les yeux et me retourne pour faire face à cette boite noir de malheur. J'entends quelqu'un ouvrir la porte, je ne dis pas bonjours, la personne non plus. Je peux juste distinguer du bruit de vaisselle et la porte qui se referme. Je regarde ce que ma apporté le personnage inconnu et vois un plateau posé sur le sol. Dessus il y de quoi bien manger, et une lettre. Je la regarde mais ne la lis pas. Je commence à manger, je ne dois pas me priver de nourriture ! Si je veux avoir une chance de sortir d'ici en bonne santé il ne faut pas que je fasse mon crétin et commence une grève la fin ! Les croissants sont délicieux, ils sont encore chauds. Ils doivent juste d'être sortit du four. Je suis sûr que la boulangère du coin a donné ces croissant à Jerry en toute innocence. Ne savant absolument pas ce qu'il fait, et ne sachant pas non plus qu'un jour, peut-être, ça sera elle sa victime. Mais non, dehors il devait avoir ce visage sans problème, sans aucun signe de tueur. Il devait être un passant comme les autre, heureux de vivre. Alors que de l'autre côté, une fois son masque enlevé on pouvais enfin voir l'odieux personnage qui se dissimulé derrière ce visage tendre. Une rage de vivre, un besoin vital de tuer, de faire souffrir, de faire du mal aux autres, pour son propre bien être. Voilà qui était Jerry, du moins, voilà comment moi je le voyais...
Avait-il eu d'autre victime avant moi ? Sûrement, oui je suis sûr qu'il fait tout le temps, chaque semaine il change de personne, prenant toujours ce malin plaisir à voir les yeux de ces personnes déformé par la peur. Je ne dois pas être le premier, et sûrement pas le dernier. Mais une chose n'est pas claire pourtant ! Pourquoi les anciennes victimes n'avaient rien dit, pourquoi elles n'avaient pas été chercher la police, faire arrêter ce malade mental pour qu'il puisse aller là où il devrait être, dans un asile de fou ou la prison. N'importe où mais pas ne liberté. Je finit lentement mon petit déjeuner et hésite à lire la lettre. Il va m'annoncer que aujourd'hui il va faire mourir une autre personne et qu'il contera bien le lui montrait ensuite...
Je ne veux pas voir un autre corps étendu par terre, baignant dans son sang. Théo était trop jeune. Je ne veux plus voir tout ça. Pris alors d'un courage que je ne comprend pas je déplie doucement la lettre. Son écriture me fait frissonner, aucune émotion dans ses traits. Juste quelques mots écrit vite fait. Mais très claire !
Bill,
Bien dormi ?
J'espère, aujourd'hui programme spécial !
Et oui, aujourd'hui ça sera du direct, du live, pas de télé, d'image. De la réalité, bien devant toi, pour que tu vois ce que peut vraiment ressentir une personne ne train de mourir !
Prépare toi bien, dans deux heures je viens te rendre visite, pas avec mes prochaines marionnettes, juste pour m'assurer que tu vas bien et te parler un peu...
De quoi ?
Tu le comprendras bien vite, je compte sur toit pour ne pas feindre un sommeil, ou être dans les toilettes quand je serais là ! Crois moi sa vaut mieux pour toi petit !
Mauvaise journée...
Jerry
Rien que de lire ces mots, j'ai un haut le c½ur. Comment on peut être aussi méchant rien que par son écriture et ses mots ? Décidément je ne comprendrais jamais comment des personnes peuvent vivre en ayant des morts sur la conscience, moi si j'était à sa place je me serai foutu en l'air depuis bien longtemps ! Ce pendant je dois m'occuper un peu de mon corps. Je toque a la porte de la salle de bain et Harry vient me voir, je lui dit que je voudrais me doucher il me fait signe d'entrer dans la salle de bain. Je vois des vêtements sur une chaise, je suppose que ces pour moi. Je ne dit rien et commence à me déshabiller. Je sens le regard de mon « garde du corps » sur moi. Ses yeux regardent chacun de mes mouvements. Je rougis assez fortement, de gêne. Je suis très pudique mais dans des cas comme celui-ci je ne peux pas dire grand-chose. Je me contente juste de rentrer sous la douche et de tirer le rideau. Je me sens d'un seul coup plus a l'aise mais si je sais qu'il peut parfaitement voir mes formes a travers le rideau. Je fait couler l'eau et la laisse glisser sur mon corps. Je ferme les yeux et me laisse imaginer que je suis chez moi. Je vois ma salle de bain, l'odeur de mon shampoing, mes affaires un peu partout. J'arrive presque à oublier Harry, l'eau froide et la saleté de la pièce. Je pourrais presque me plonger dans mon imagination...
Les deux heures suivantes furent longues. Bien trop longue. Je ne savais pas ce que je devais faire. Je m'était assit sur mon matelas et avais attendue. Je me rappel même avoir cru entendre des enfants rien dehors. Cette pensé m'avait fait penser à Théo, j'avais revue ces yeux qui étaient passé du joyeux, à l'incompréhension. Je savais que part la suite j'allait sûrement voir des choses bien plus pire que ça mais je ne savais pas quoi pouvais être pire qu'un enfant tué. Je n'arrivait pas imaginer quelque chose de pire, un enfant c'est tellement précieux. Les enfants sont notre avenir. Je ne sais pas comment je ferais si la fille que j'ai maintenant ce ferais tuer. Je crois que mon monde s'écroulerait et que seul la personne que j'aime pourrait me réconforter. Elle est toute ma vie, mon monde. Je donnerai tout pour qu'elle soit heureuse. Tout...
La porte s'ouvre a nouveau. Je vois Jerry entrer, il fait signe à Harry de rester dehors. Il prend une chaise, s'installe en face de moi et me regarde dans les yeux. J'ouvre la bouche pour parler mais la referme ne sachant plus ce que je voulais dire. Il prend donc la parole en premier, sa voix est froide, comme hier...
« -Bill, comment vas-tu ce matin ?
- Pas mieux qu'hier ! Répliquais-je froidement
- Tu m'en vois réjouit ! Tu a lu ma lettre ?
- Oui
- Tu l'as comprise ?
- Je pense
- Qu'est-ce que tu as compris d'après toi ?
- que vous alliez encore prendre la plaisir de me faire voir des choses horrible et que cette fois-ci je le verrais devant mes yeux, en direct, ici dans cette pièce !
- Tu es drôlement intelligent Bill, j'espère que tu n'as pas l'intention de faire quelque chose de stupide ?
- que pourrais-je faire de stupide ici ?
- On ne sait jamais !
- Je peux vous poser une question ?
- Dis toujours !
- Vous pensez vraiment que une fois sortie d'ici j'oublierai tout et que je retournerais vivre dans ma petite maison bien tranquille ?
- Non, bien sûr tu va vouloir aller me dénoncer aux flics, mais Bill, je te préviens, si tu fait ça je prendrais de plaisir à aller chercher tout les personnes que tu aimes pour les tuer, pour d'ailleurs ensuite venir t'achever toi ! Me suis-je bien fait comprendre ?
- Parfaitement...
- Je voulais te parler Bill !
-...
- Ton silence ne dis long, tu dois sûrement te demander pourquoi je fais tout ça. Oui, tu dois te le demander car après tout, comment peut faire une personne pour aimer tuer des gens ? C'est bien connu, c'est quelque chose d'horrible ! Oui mais quand on a vu ses parents se faire tuer devant soit, que tous vos amis vous tourne le dos, que plus personne ne vient vous aider. Quand on goûte pour la première fois au plaisir de tuer, alors ne peux plus s'en passer. Au départ je me dégoûter moi-même d'avoir oser poignarder ce pauvre homme pour lui piquer son argent. Mon bon côté me disait d'aller me rendre mais je ne l'ai pas écouté, j'aime le risque Bill, tu m'écoutes bien ?
- Oui...
- J'aime tout ce qui est interdit, alors j'ai continué de tuer avec une grande joie. A chaque victime je me sentais renaître et puis un jour j'ai trouvé autre chose qui m'excitait encore plus. La peur, tuer des gens devant d'autres personnes. Vois leur visage se déformé par ce sentiment. J'aimais ça plus que tout. Alors je vis de ça maintenant, je regarde les autres souffrir !
- Vous êtes un monstre !
- Je sais, tu n'es pas le premier à me le dire, et certainement pas le dernier. Mais j'aime bien cette image. Un monstre fait forcément peur vois-tu !
- ...
- Je te laisse Bill, je voulais que tu comprennes mes actes, c'était important, pour moi ! Je reviens dans moins d'une heure, avec mes cobayes ! Alors a tout de suite mon mignon ! »
Je grimace à ce surnom et il ressort. Je me laisse tomber sur le matelas. Ferme les yeux et repense à tout ce qu'il vient de me dire. Peut-être qu'il a souffert étant gamin mais cela n'excuse pas tout. Il aurait très pu se passer de cette envi de tuer. Et puis la peur, lui aussi il devait connaître ça. Tout le monde à peur, au moins une fois dans sa vie. Moi j'arriverai a lui faire peur. S'il cris que ces menace me font peur, à moi, il se trompe. Je suis entouré des meilleures personnes du monde en dehors de cette pièce. J'irais directement le dénoncer il tout seras finit ! Oui, c'est ça que je ferais !
Je me trouve calme. Généralement les personnes dans ce genre de situation panique. Mais je me trouve zen. Je ne pose pas trop de question. Peut-être est-ce pare que j'ai toujours était une personne patiente. Sans problème. Pourtant j'ai cette affreuse douleur dans l'estomac. Quand je pense que je vais voir des personnes de plus mourir et que je ne pourrais rien faire, ça me tue. Je ferme un peu plus les yeux, me forçant à penser à autre chose et je ne sais pas par quel miracle je m'endore...
Je ne dormis pas longtemps. Un cri me réveilla en sursaut. Je me relève d'un seul coup et vois une jeune femme d'a peine trente ans entrer dans la pièce. Harry la jette par terre et au moment où je veux aller l'aider à se relever j'entends la voix de Jerry me déconseiller de la faire. Je reste donc à ma place et attends. D'un seul coup, je me sen moins bien...
« - Bill, je te présente Dakura. Elle est ici pour mon plaisir et pour te faire souffrir. Tu dois le savoir, elle ne sortira pas d'ici vivante ! »
J'hoche la tête. Le visage de Dakura s'est affolé quand elle a entendus qu'elle allait mourir. J'aimerai tellement la prendre dans mes bras. Lui dire que tout ça se finira bientôt mais je n'ai pas le droit. Je peux juste voir son visage crispé par... par la peur
« - Harry, tu peux commencer. Regarde Bill. Regarde ce qui va ce passer. Je suis sûr que tu ne l'oublieras pas de si tôt ! »
Harry s'approche de Dakura, il la regarde avec une lueur perverse dans le regard. Il se déshabille au fur et a mesure qu'il approche. Dakura commence à crier. Je crois avoir compris. Il va la voiler, devant moi, sans que je puisse dire quelque chose, ni faire quoi que ce soit. Une fois entièrement nue, Harry déchire la robe que porte Dakura, il doit faire beau dehors, pas comme ici. Elle se débat mais Harry lui met une gifle. Les larmes coulent sur ces joues. Elle tourne sont regarde vers moi. Je peux y lire une demande d'aide. Je lui fais non de la tête et elle pleur encore plus. Je sens une larme brûlante descendre le long de ma joue. Je ne peux pas voir ça. Je tourne la tête mais Jerry me force a regarde. Je laisse échapper un sanglot. Harry rentre brutalement dans Dakura, elle hurle de douleur. Il fait des vas et viens sauvage, sans amour, juste du sexe. Un viol. Dakura semble complètement perdu, elle tourne sa tête dans tout les sens.
« - Je vous en supplie, laissez moi... Ahhhhhhhh...non, je n'ai rien fait, seigneur pourqu...aaaaaaaaaah »
Soudain Harry se retire. Je le vois prendre un couteau. C'est à ce moment là que je panique. Il va faire quoi. J'essaye de me lever mais Jerry m'en empêche. Je cri mais rien ne change. Harry prend le couteau et l'enfonce dans l'anus de Dakura. Elle hurle comme je n'ai jamais entendus hurler. Un cri aigu. Il le ressort pour de nouveau le faire entrer. Du sang coule partout. Il fait de même dans son utérus. Elle ne cri plus, elle est morte. Harry plante son arme dans le c½ur de Dakura Mon corps est secouée de spasme. Je ne plus rien faire, j'ai vu une femme se faire violer, puis tuer et je n'au rien pu faire. Je cri de désespoir et Harry s'en va. Laissant le corps de Dakura étendu par terre. Jerry s'en va aussi d'un air satisfait. Je me lève et prend Dakura dans mes bras. Je pleur en regardant son visage déformé par la douleur. Elle a encore les yeux ouvert, je les ferme doucement et cri encore plus fort. Je pleur contre son corps, inerte. Elle ne respire plus. Mes mains sont recouvertes de sang. Je m'en fiche. Je ne contrôle plus rien. Je n'ai plus rien à dire. Je ne sais plus ce que je fais, j'ai envi de disparaître...
Je ne me souvient plus trop de ce qui s'est passé ensuite. Je suppose que encore une fois je me suis évanouie. Je ne veux plus me souvenir, je ne veux pas écrire ça. C'est trop dur, je n'y arrive plus. Faire remonter tout ça à la surface fait ressortir mes anciennes douleurs. Mais je dois le faire, je suis obligé, pour moi. Pour ma mentalité, et pour ma famille. Oui, surtout pour ma famille...
Une larme tombe sur le papier. Je l'essuie et regarde en face de moi. Il y a un miroir. Je me regarde. Je n'y vois pas rand chose. Mon visage est bizarre. Je suis en colère, et en même temps triste. Je ne comprends pas tout ce que je lis. Ca parait tellement réel. J'ai presque pu entendre les cries de Dakura. C'est complètement idiot mais j'ai envie de continuer ma lecture, oui, j'en ai envie...